DPE à Valensolles, Valence : comprendre le bâti et ses étiquettes énergie

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Valensolles, l’analyse de 893 DPE décrit un bâti largement construit entre 1948 et 1974, essentiellement composé d’appartements. Le quartier compte 2,9 % de logements classés F ou G, mais sa consommation médiane reste légèrement supérieure à celle de Valence.

DPE à Valensolles, Valence : comprendre le bâti et ses étiquettes énergie — Valence

Le dossier énergétique de Valensolles repose sur 893 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Valence. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier, leur période de construction et leurs étiquettes énergétiques. Elles constituent un repère pour comprendre le contexte d’une vente ou d’une location, sans remplacer l’examen du diagnostic du bien concerné. Il faut notamment distinguer la fréquence des classes F et G, la consommation médiane et le coût annuel médian estimé : ces indicateurs ne mesurent pas la même chose. À Valensolles, leur lecture conjointe dessine un quartier où les passoires énergétiques sont moins représentées qu’à l’échelle de la ville, mais où les classes D et E occupent une place importante.

Un bâti surtout composé d’appartements de 1948 à 1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Valensolles)Part du quartier
A00,0 %
B20,2 %
C17119,1 %
D41646,6 %
E27831,1 %
F252,8 %
G10,1 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Valensolles (Valence).

La période de construction dominante à Valensolles est celle de 1948 à 1974 : elle représente 80,9 % des diagnostics du quartier. Au total, 87,8 % concernent des logements construits avant 1975. Le bâti antérieur à 1948 est en revanche moins présent, avec 6,9 % des diagnostics, contre 22,9 % à l’échelle de Valence. Le profil observé est donc celui d’un parc ancien principalement issu de la période 1948-1974, plutôt que d’un ensemble majoritairement construit avant 1948. Les maisons individuelles ne représentent que 3,5 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Cette structure doit guider la lecture des résultats : les statistiques du quartier décrivent avant tout des appartements. Elles ne permettent pas, à elles seules, de caractériser les performances propres aux maisons de Valensolles.

  • Période dominante : 1948-1974, avec 80,9 % des diagnostics. Cette concentration situe l’essentiel du bâti observé dans une même grande période de construction.
  • Ancienneté : 87,8 % des logements diagnostiqués sont antérieurs à 1975, mais seuls 6,9 % sont antérieurs à 1948. Ces deux repères évitent de confondre les différentes générations du parc.
  • Type et dimensions : les maisons représentent 3,5 % du parc diagnostiqué et la surface médiane est de 54 m². Ce dernier chiffre porte sur l’ensemble analysé, sans ventilation fournie par type de logement.

Des étiquettes D et E très présentes, peu de classes F et G

La répartition des 893 DPE place la classe D au premier rang, avec 416 diagnostics, devant la classe E, qui en compte 278. La classe C rassemble 171 diagnostics. À l’autre extrémité de la distribution, aucun diagnostic n’est classé A et seuls 2 sont classés B. Les classes F et G concernent respectivement 25 logements et 1 logement. Le faible poids des passoires énergétiques ne doit donc pas être interprété comme une prédominance des meilleures étiquettes : les résultats se concentrent surtout en D et en E. Pour apprécier un bien, cette distinction est importante. Une faible proportion de F et G renseigne sur la présence limitée des classes les plus défavorables dans l’échantillon, mais ne signifie pas que les logements du quartier présentent tous de faibles consommations.

  • Classes A et B : 0 diagnostic en A et 2 en B. Les meilleures étiquettes sont très peu représentées dans les données disponibles pour Valensolles.
  • Classes C et D : 171 diagnostics en C et 416 en D. La classe D est l’étiquette la plus fréquente parmi les logements analysés.
  • Classe E : 278 diagnostics. Sa présence importante mérite d’être distinguée du seul décompte des passoires énergétiques pour décrire le profil du quartier.
  • Classes F et G : 25 diagnostics en F et 1 en G, soit 26 logements et 2,9 % du total. Ces résultats concernent les diagnostics géolocalisés étudiés.

Une comparaison avec Valence qui dépend de l’indicateur retenu

Valensolles présente une part de passoires F et G de 2,9 %, contre 6,5 % pour l’ensemble de Valence. Sur cet indicateur, le quartier se situe donc en dessous du niveau municipal. La consommation médiane apporte toutefois un éclairage différent : elle atteint 195 kWh/m²/an, contre 190 kWh/m²/an dans la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est, lui, inférieur, à 983 € contre 1 027 €. Enfin, la surface médiane est de 54 m² à Valensolles et de 63 m² à Valence. Ces résultats ne sont pas contradictoires : une consommation rapportée au mètre carré et un coût annuel ne décrivent pas la même dimension. Les données fournies ne permettent cependant pas d’attribuer précisément l’écart de coût à la surface ou à d’autres caractéristiques des logements.

Vendre à Valensolles : situer le bien sans généraliser

Pour préparer une vente à Valensolles, les données du quartier servent d’abord à situer l’étiquette du bien dans son environnement. Un logement classé D appartient à la catégorie la plus représentée, avec 416 diagnostics, tandis qu’un bien classé F ou G relève d’un groupe limité à 26 logements dans l’échantillon. Ce positionnement ne permet pas de déduire une valeur de vente, une décote ou une facilité de transaction : aucune donnée de marché n’est fournie. La présentation du logement gagne à distinguer son diagnostic individuel des statistiques locales. Il convient également de ne pas déduire son état thermique de sa seule date de construction. La forte présence de logements de 1948-1974 décrit l’histoire du bâti observé, mais ne documente ni les travaux déjà réalisés ni les caractéristiques techniques de chaque bien.

Louer à Valensolles : examiner le diagnostic du logement concerné

Pour une mise en location ou une recherche de logement, la part locale de 2,9 % de classes F et G ne suffit pas à apprécier un bien particulier. Le point de départ reste son étiquette et les informations figurant dans son propre diagnostic. Le coût annuel médian estimé de 983 € peut donner un contexte, mais il ne doit pas être présenté comme le budget énergétique du futur occupant. Les données disponibles ne précisent ni les équipements, ni l’énergie utilisée, ni les travaux éventuels des logements analysés. Elles ne fournissent pas non plus de cadre réglementaire permettant de conclure sur les conditions de location d’un bien. L’intérêt du dossier est donc comparatif : comprendre Valensolles, puis examiner séparément la situation du logement que l’on souhaite louer ou proposer à la location.

Questions fréquentes

Valensolles est-il plus performant énergétiquement que Valence ?

La réponse dépend du critère retenu. Les classes F et G représentent 2,9 % des diagnostics à Valensolles, contre 6,5 % à Valence. En revanche, la consommation médiane du quartier est de 195 kWh/m²/an, contre 190 kWh/m²/an dans la ville. Il serait donc trop général de qualifier tout le quartier de plus performant sur la seule base du taux de passoires.

Quel type de logement domine dans les DPE de Valensolles ?

Les appartements dominent largement : les maisons individuelles ne représentent que 3,5 % des logements diagnostiqués. La période 1948-1974 rassemble 80,9 % des diagnostics et la surface médiane est de 54 m². Ces caractéristiques décrivent le parc analysé, sans établir que tous les appartements ont le même âge, la même superficie ou la même performance énergétique.

Peut-on utiliser les statistiques du quartier pour estimer les dépenses d’un bien ?

Le coût énergétique annuel médian estimé de 983 € sert de repère local, mais ne permet pas de calculer les dépenses d’un logement précis. Les 893 diagnostics regroupent des biens dont les caractéristiques individuelles ne sont pas détaillées ici. Pour vendre ou louer, il faut distinguer ce contexte statistique des estimations propres au bien et éviter de présenter la médiane comme une facture attendue.

Sources officielles

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